Analía Rondón

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Troglodytes de Quera – province de Jujuy (Argentine)
Année 2000
© Analía Rondón
Vidéaste et réalisatrice. Originaire de la province de Jujuy, vit entre l’arrière-pays niçois et le nord-ouest de l’Argentine.

Née à San Salvador de Jujuy, en Argentine, en 1971, Analía Rondón est native de la province de Jujuy, limitrophe de la Bolivie : du sang quechua coule ainsi dans ses veines. Après avoir pratiqué la photographie de plateau et l’éclairage de théâtre, elle a étudié la réalisation audiovisuelle à l’université de Córdoba. Elle s’est spécialisée pendant un an en photographie au Centre d’expérimentation en réalisations cinématographiques de Buenos Aires. C’est dans le cadre d’un reportage sur la région très isolée d’El Angosto, à la frontière de la Puna argentine, de l’Atacama chilien et de l’Altiplano bolivien, qu’en 1993 elle a rencontré Rémy Rasse, qui repassait par là. Elle a ainsi réalisé et produit plusieurs films documentaires sur lui (Lumière des Andes, 1995), sur les rituels andins (Pacha, 1998), sur son maître Wolf Hildebrandt, l’un des derniers peintres formé à l’école du Bauhaus (Die Irrwege waren die schöneren, 1999), sur le chanteur autochtone Tómas Lipan (Canto de Purmamarca, 2000) et sur sa perception du génocide indien (Carnet de voyage, 2001). Elle a aussi travaillé sur les ateliers de peinture que Rémy Rasse propose chaque année dans le cadre de l’association ARBRE aux enfants des quartiers sensibles de la ville de Nice (Jeunes pousses en ville, 2005).

Fidèles à Saint-Jeannet, dans l’arrière-pays niçois, Rémy Rasse et Analía Rondón assurent chaque année une production maraîchère biologique et les vendanges, et développent un concept d’« Art au vignoble ». Ils se sont parallèlement établis dans une finca de la Quebrada de Humahuaca, à hauteur du tropique du Capricorne. Là, face à leur atelier, ils ont bâti des chambres d’hôtes et espèrent faire pousser et prospérer un des plus hauts vignobles du monde et, forts de leurs liens avec les artistes de la région, qu’ils soient musiciens, peintres ou poètes, envisagent d’établir un centre culturel sous le tropique en face de la Panaméricaine.


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